Et si nos enfants étaient hypermentalistes ?

Dans un monde où les DYS sont à la mode, interrogeons nous autrement.
Et si ce que nombre d’encadrants voient comme une dysfonction était en réalité une hyperfonction. Pascal de Clermont, coach et mentaliste, appelle ce profil, hypermentalisme. Il a rédigé un ouvrage à ce sujet, baptisé «Vos enfants sont hypermentalistes et vous ne le savez pas.»

A travers son livre, Pascal de Clermont permet de reconnaître les profils dits d’hypermentalistes, il ne s’agit pas vraiment de surdoués, mais d’enfants complets, sensibles, intuifs, inspirés, proli ques. Peut-être y reconnaitrez-vous votre enfant, ou même vous. Comme rien n’est jamais irréversible, ce livre vous donnera peut-etre l'envie de renouer avec votre enfant intérieur hypermentaliste contrarié.

Quoiqu ‘il en soit, ce document est intéressant et permet de s’interroger sur les apprentissages à proposer à nos enfants et les réponses à apporter à certaines de leurs questions.

Si vous deviez résumer ce qu’est un enfant hyper mentaliste, que diriez vous ?

Sont qualifiés d’« hypermentalistes », ou HPM (pour Haut Potentiel Mental) les enfants qui possèdent à l’état latent, de façon innée, des capacités psychiques hors norme. Facilités à décoder les comportements de ses semblables, à ressentir ou à induire des émotions à distance, intution globale particulièrement développée, anticipation des évènements, perception de plans dimensionnels invisibles à l’œil, détection du mensonge et des intentions, lecture de pensée, influence et projection d’images mentales dans la tête des interlocuteurs - sont quelques uns des «pouvoirs» dont il dispose naturellement. Qu’ils soient manifestés ou censurés, ces dons sont présents dans différentes proportions chez tous les enfants hypermentalistes. Ils manifestent aussi tout un ensemble de spécificités physiques, mentales et cérébrales comme par exemple : la capacité naturelle d’hémi-synchroniser leurs deux hémisphères cérébraux, une mémoire hors du commun, une plasticité cérébrale exceptionnelle, une concentration en neurones « miroir » (responsables de l’empathie et précurseurs de la télépathie) particulièrement élevée, un sur-développement précoce des aires cérébrales frontales et préfrontales, une intelligence et une adaptabilité mentale hors du commun (bien que pas toujours diagnostiquée)...

Est-ce que tous les enfants sont hyper-mentalistes ?

On considère aujourd’hui qu’avant 4 ans, 10 à 15% des enfants manifestent dans diverses proportions des capacités hypermentalistes. Ensuite cela devient plus ténu, la très grande majorité des adultes n’utilisant plus ces capacités. Ils n’ont d’ailleurs pas conscience qu’ils les possèdent encore, ni qu’ils peuvent, à l’aide d’entraînements et de formations les réveiller pour les exploiter afin de choisir et construire leur vie au lieu de la subir !

Sont-ils déjà hyper-mentalistes avant la naissance ?

Tout à fait, toute femme enceinte, peut, dès le 5ème mois de grossesse, tester les capacités de son enfant à communiquer avec elle par la pensée et développer ses dons hypermentalistes in utero par des exercices simples et réguliers à pratiquer avec lui (le père peut aussi y participer). De plus, c’est dans cette période que la mère va forger certains des goûts alimentaires, musicaux… de son enfant. Qu’on le veuille ou non, il demeurera ensuite très sensible à certaines des expériences sensorielles qu’il a vécu durant les 6 derniers mois de la grossesse de sa mère. Il revient déjà aux parents de savoir lui apporter à ce moment là les meilleurs éléments pour son futur.

Quels sont les signes qui ne trompent pas ?

Il est d’abord primordial de comprendre que les parents sont toujours les mieux placés (par rapport aux proches, ou aux enseignants) pour déceler la nature HPM profonde d’un enfant. Mais il n’est pas toujours facile de la repérer malgré les capacités hors-norme de l’enfant. Celui-ci dissimule en effet souvent ses facultés afin d’être intégré par son entourage. Seuls les tests précis, décrits longuement dans le livre, vont permettre de repérer les signes «hypermentalistes» qui ne trompent pas.

Ainsi par exemple, il apparaît que ces enfants sont souvent reconnaissables à leur intérêt précoce pour des questions sur la spiritualité, les civilisations anciennes, l’espace, la préhistoire, les phénomènes paranormaux ou surnaturels.
Ils posent des questions déconcertantes de précision et de subtilités, apportant bien souvent des solutions là où ses parents s’empêtraient encore dans le problème lui-même. Leurs dessins sont très révélateurs (malgré un graphisme approximatif) de leur nature de visionnaire ou de précognitif. Lorsqu’ils sont suffisamment à l’aise avec leurs interlocuteurs, ils manifestent une grande rapidité pour comprendre certains concepts (uniquement pour les sujets qui les intéressent), une véritable empathie, une adaptabilité étonnante, une profonde compréhension des autres formes de vie (animales, végétales...), une grande (trop grande) sensibilité... Enfin il émane de leur regard et leurs postures dès les 30 premières minutes après leur naissance, une impression particulière qui touche au plus profond. Certaines caractéristiques d’ailleurs se manifestent déjà « in utero ».

Les 15 premières années de la vie ne sont pas si faciles pour ces enfants si doués mais souvent taxés abusivement de dyslexiques, d’hyperactifs, de déficients de l’attention, de marginaux, d’asociaux, parfois de fous... Contraints manu militari d’écraser ce « cadeau », de s’autocensurer pour être accepté, renonçant ainsi à la vie qui aurait pu être la leur. En consultation et en formation, je vois trop souvent la détresse émotionnelle, la souffrance profonde et muette de ceux qui, hypermentalistes dès leur naissance, sous prétexte d’intégration sociale, ont dû capituler et renier ce qu’ils sont pour sembler être ce qu’ils ne sont pas.

Supérieurement intelligents, très adaptables, empathiques, sensibles, novateurs, créatifs, visionnaires et holistiques, ces enfants si exceptionnels ont énormément à apporter au monde pour peu qu’on leur offre l’opportunité d’exprimer ce qu’ils ont à partager. Ainsi beaucoup d’adultes qui ont censuré ces facultés dans leur enfance ne s’en souviennent même plus, ayant scrupuleusement effacé de leurs souvenirs toute trace révélatrice de leur haute potentialité mentale afin de vivre une vie bien en dessous de ce à quoi ils pourraient aspirer. S’il est toujours mieux de s’atteler au plus tôt à la maîtrise de ses facultés mentalistes, rassurez-vous, il n’est jamais trop tard !

Chacun d’entre nous a été enfant, et reste d’ailleurs le parent de son propre enfant intérieur. Nombreux adultes qui ont du mal à trouver leur place, ou qui sentent qu’ils ne vivent pas ce qu’il auraient pu ou du vivre, et qu’ils méritent plus que ce qu’ils obtiennent de la vie sont des hypermentalistes contrariés, dont les dons ont été écrasés au cours du temps. Les différents tests du livre sont adaptés, et s’adressent aussi bien à votre enfant, qu’à vous même. Vous pourrez donc déterminer si vous aviez vous aussi ce potentiel hypermentaliste et s’il sommeille encore en vous ou pas.
En effet, les dons innés restent présents au plus profond de vous (que vous ayez ou pas le souvenir des vos pouvoirs) dès lors qu’enfant, vous avez été hypermentaliste. Des stages HPM, et une formation en mentalisme, par la pratique des techniques adaptées (de réouverture et de développement de vos facultés) vous redonneront à l’âge adulte, accès à vos richesses enfouies. Plus vos potentiels ont été censurés depuis longtemps, plus ces capacités supérieures vont demander une pratique assidue pour être réveillées. Quoi qu’il en soit chacun peut libérer ce génie qui sommeille en lui depuis son enfance HPM, pour enfin sculpter et vivre la vie qu’il souhaite et qu’il mérite.

Que pensez vous des pédagogies alternatives ? Lesquelles recommandez-vous et pour quels bienfaits ?

Tout d’abord, il est absolument primordial de comprendre qu’en tant que parent HPM, vous serez, avec votre partenaire, les premiers et principaux professeurs de votre enfant. Aussi bien intentionnés et formés qu’ils soient, les enseignants sont statistiquement les plus mal placés pour déceler les surdoués HPM. Contraints d’assurer une linéarité dans des classes surpeuplées aux niveaux plus que disparates, armés uniquement de modes d’évaluation standardisés et inadaptés pour cette tâche. Ils passent très souvent à coté des capacités si spécifiques de ces enfants.

La nature même du système d’enseignement classique est donc inadaptée à votre enfant HPM : Par sa linéarité et son mode séquentiel/temporel, par la préférence de l’ « appris » sur le « compris », par sa nature abstraite si peu pratique ou concrète, par son approche de groupe et non individuelle, par son mode de pensée verbal, par son orientation vers des processus pseudo-logiques fastidieux au déficit de la créativité de l’intuition. Mais on ne peut demander au système général de s’adapter aux cas particuliers.

Heureusement certaines écoles alternatives comme Montessori, Steiner, Freinet... proposent des approches souvent plus holistiques et suffisamment différentes de l’enseignement traditionnel pour vous y intéresser et évaluer en quoi elles sont potentiellement plus adaptées à votre enfant HPM. Si l’investissement (argent, temps, disponibilités) est envisageable pour le couple.

En revanche, 8 heures journalières passées à maîtriser empathie et interprétation des signaux non verbaux étant un minimum, priver l’enfant HPM de ces indispensables interactions avec de multiples interlocuteurs par l’école « à la maison » est déconseillé pour le développement cognitif optimal de votre HPM.

Diffcile ainsi de choisir une « école » alternative qui soit idéale pour votre enfant HPM, d’autant que la personnalité des enseignants – et la relation qu’ils tisseront avec lui - sera un élément absolument primordial. Cependant, certains éléments clefs pourraient être appliqués avec succès :

- Un mode d’enseignement pratique, concret et interactif pour ces apprenants dits visuels/spatiaux/kinesthésiques

- Un système d’évaluation personnelle collaboratif, non compétitif, orienté sur la compréhension plus que sur le conditionnement et l’appris par cœur, valorisant l’effort et l’engagement ;

- Un enseignement philosophique tourné aussi sur le savoir Être plutôt qu’uniquement sur les savoirs faire. Pour apprendre « comment » penser et non être conditonné pour « quoi » penser ;

- Des plages de temps laissées libres pour une créativité encadrée, source d’apprentissage ;


- De courtes siestes journalières (régénérantes pour le cerveau et indispensables pour la mémorisation) ; - Des classes légères permettant aux enseignants de vrais liens sécurisants avec leurs élèves ;

- Des cours de compréhension de soi-même et des « cours de cerveau » pour apprendre à optimaliser dès le plus jeune âge son principal « ordinateur biologique personnel ». Avec pratique de monitoring cérébral en neurofeedback (méthode permettant de voir en temps réel sur un écran comment son propre cerveau réagit pour apprendre à en maîtriser les processus) ;

- Des cours qui relient et réconcilient corps et esprit : méditation, respiration, alimentation...

- Une part importante consacrée à des activités sportives variées et complètes (natation, sports de combat, endurance, cardio-training, étirements, sports en équipe....). Pour optimiser la vascularisation cérébrale et le développement à tout âge d’un cerveau sain ;

- Un entraînement permanent sur la gestion et l’acceptation de ses émotions, et sur la compréhension de celles des autres ;

- Un travail régulier des énergies internes, de type Taï chi, chi quong, harmonisants, mouvement d’activation des centres de l’archéocortex et yoga ;

- Une ouverture pleine d’humilité et de compassion vers la spiritualité et l’univers, sans religiosité ou enfermement dogmatique ;

- Un bien plus grand contact avec la nature, et l’apprentissage du respect de notre planète ainsi que des formes de vie sensibles avec qui nous cohabitons ;

- Un éveil sensoriel par la pratique de différentes formes d’art (musique, peinture, sculpture..) et d’activités manuelles kinesthésiques ;

- L’écoute et la pratique régulière d’un instrument de musique. Le jeu avec lecture des partitions pendant 10 ans démultiplie de manière exponentielle les capacités à interpréter les émotions de ses interlocuteurs, dope la communication entre les deux hémisphères et rend statistiquement plus heureux.

Et si votre enfant HPM restera toujours libre de l’utilisation faite plus tard des enseignements reçus, vos choix, vos comportements et les modèles que vous lui avez proposés (vos comportements de parents) seront déterminants dans les outils mis à sa disposition pour sa construction, son orientation, sa capacité au bonheur, son équilibre et son épanouissement futur.

Pour davatange d’informations :  le site de Pascal de Clermont